Trois Cas
 
par Prabhã Calderón

 




Les témoignages ci-inclus sont des exemples de comment une pratique claire, directe et puissante d’Autoquestionnement a transformé la vie de gens. Les noms des gens ont été changés mais les histoires sont vraies.


Le concept du “péché” et le cauchemar de la culpabilité
1

Lillian est venue me voir après un séminaire introductif parce qu’elle devait admettre qu’elle croyait vraiment qu’elle était “une personne vraiment mauvaise et incorrecte”.
Elle était une femme intelligente, mariée, une mère dévouée de deux enfants et elle avait une position professionnelle importante et active.

Elle souffrait d’une méfiance permanente, peur de trahison et culpabilité.
Nous avons travaillé pendant 10 sessions. Les trois premières étaient les plus difficiles; nous devions traverser toutes ses résistances et les refus de sentir de la douleur.
Il lui a fallu beaucoup de courage, des larmes et cinq heures pour me raconter quelle était la cause du fait qu’elle se sentait si mal avec soi-même.

Quand elle était enfin capable de raconter son histoire, il n’a fallu que six sessions pour démanteler toute la construction qui entretenait sa douleur chronique et sa culpabilité depuis plus de 20 ans.


L’histoire

“J’avais 21 ans quand j’ai eu mon premier boulot après l’université. Un jour après le travail, mon patron m’a invitée à boire un verre dans un bar à côté. J’étais très timide et je ne pouvais pas dire “non.” Je ne me souviens plus exactement de ce qui s’est passé mais quand je me suis réveillée, je me trouvais dans un lit. Il m’avait violée. Il avait mis une sorte de drogue dans ce verre. Je ne pouvais pas retourner au travail. De toute façon, il m’avait embauchée. Deux mois après ça, j’ai dû me faire avorter. J’ai déménagé dans une autre ville et j’ai cherché un autre boulot. Je ne l’avais jamais raconté à personne, même pas à ma mère ni à mon mari. ”

Lillian croyait d’elle-même qu’elle était une pécheresse. Le “côté obscur de son enfant intérieur ” était totalement confondu. Les dimensions de conscience essentielle, physique, émotionnelle et rationnelle, étaient effondrées en elle et avaient fusionné avec le concept du “péché”.

Elle se considérait un criminel et elle croyait qu’un jour la loi de Dieu la punirait. Elle était stupéfiée du fait que la vie lui avait donné deux beaux enfants en bonne santé dont elle pensait qu’elle n’avait jamais pu les mériter.

Elle surprotégeait ses enfants car son attention intérieure était concentrée sur le danger. Le danger qu’un dieu punissant pourrait lui prendre ses enfants ou leur faire quelque chose. Personne ne peut s’imaginer le type de contractions que tels systèmes de convictions produisaient dans son corps-esprit. Les identités de “poursuiveur-poursuivi” étaient ses compagnons secrets de son quotidien. Elle devait contrôler son énergie, ses pensées et ses mouvements. Elle était dans une crampe.

Nous avons travaillé avec les représentations mentales qu’elle avait depuis son enfance du concept de “Dieu” fusionné avec le concept du “péché”.
Une sorte de dieu mental qui voit et qui note tous tes agissements et qui connaît toutes vos pensées. Un espèce de dieu mental qui est là pour vous envoyer en enfer éternel. Un “dieu qui pense” et qui juge avec des catégories de “bien ou mal”, “correct ou incorrect”. Une espèce de dieu mental qui archive vos agissements et qui pèse vos mauvaises actions.

Les fixations ci-dessus étaient mélangées avec des histoires de son enfance. Une famille dysfonctionnelle compensant avec des croyances réligieuses. Les parents qui se battaient souvant, en criant et qui étaient violent l’un envers l’autre, allaient à l’église tous les dimanches. Son père authoritaire et craint, devenait “le dieu punissant”.

Lillian n’avait pas besoin de me raconter beaucoup de cette histoire. La culpabilité et la persécution faisaient déjà partie de sa vie longtemps avant l’incident traumatisant à l’âge de 21. Nous n’avions pas besoin d’une longue période de thérapie. Nous avons travaillé directement avec des représentations mentales et les réalités subjectives construites en utilisant des répétitions intentionnelles et les Questions Quantiques.

Elle a démantelé “l’identité de père- poursuiveur”, “l’identité de la victime-persécutée” intériorisée et “l’identité de l’enfant-coupable” et “l’identité de dieu”, entre autres.
Elle s’est débarassée de tous les concepts qui soutenaient ces identités et ces peurs. Au bout de seulement un séminaire de trois jours et 10 sessions individuelles, Lillian était libre de toute culpabilité et de auto-persécution. Elle avait vécu avec ça pendant plus de 35 ans.


La lassitude de la vie et de vivre
2

Depuis qu’elle était une petite fille, Bea ne voulait pas vivre. Même quand elle est devenue mère d’une petite fille qu’elle aimait, elle vivait dans un malaise permanent de vivre.

Elle est venue pour une consultation pendant un de ces moments de crise où elle voulait se tuer. Depuis toujours elle avait eu une dépression chronique latente. Ses parents étaient “distanciateurs”. La mère était émotionnellement absente et lepère aussi. Ils ne savaient pas exprimer de la chaleur ou de la tendresse ou être réellement présents pour elle.

Elle a grandi dans cet environnement austère où la joie n’était pas ressentie. A l’exception du chien et l’école, son foyer était jour après jour une chose fastidieuse où elle se sentait comme si elle vivait dans une sorte de rêve terne. L’évènement de la mort de son chien a été traumatisant ; c’était le seul contact tendre et physique qu’elle avait. Son chien était le seul être vivant qui pouvait lui donner la sensation d’être vivante.
Sa sensation et fixation mentale était “je n’existe pas”. Nous avons fait un travail de traumatisme émotionnel. Les sessions étaient chargées d’émotions intenses, des émotions qu’elle n’avait jamais été capable d’exprimer avant.

Après seulement cinq sessions de deux heures chacune, une percée l’a conduite vers un autre sentiment d’elle-même. Elle est n’est plus jamais passée par une crise suicidaire ou par une phase où elle ne voulait plus vivre en deux ans. Et elle n’a plus eu besoin de consultations.

Je ne suis que raison, le corps est secondaire
3

Joop est venu en souffrant d’une manque d’énergie et d’épuisement surrénal. Toute sa vie était pleine de travail et de soucis, de préoccupations constantes et de peurs. Il n’y avait pas desentiments intérieurs dans son corps. Ni un type de travail de corps très subtil, ni le massage profond pouvaient l’aider à sentir son corps.
Il n’avait pas la capacité de se détendre et d’être réceptif et il avait une pulsion excessive de réussir, il était toujours actif afin d’essayer de contrôler les situations, les choses et les autres. En fait, il avait peu d’estime de soi et il créait un auto-sabotage. Il ne savait communiquer de façon adulte et non-stressée avec les gens au travail. Il n’était même pas capable d’entamer une relation intime même s’il en ressentait le besoin. En fait, il n’avait pas le sentiment de complétude et de valeur de soi. Comme il disait, il était la prolongation de sa société.

Après peu de sessions, il a commencé à comprendre les mécanismes et les tendances qui entretenaient son épuisement et son auto-sabotage. Il était capable de voir les formes de contrôle du “côté obscur de l’enfant en lui”. Il voyait sa fixation dans le “héro-petit compagnon” intériorisé de sa mère et l’identité qui désirait ardemment gagner l’amour de son père en devenant quelqu’un de réussi.

Il a mieux compris sa façon de penser obsessive en se battant pour la réussite tout en créant des tendances d’autosabotage.
L’autoquestionnement et des sessions de travail d’énergie l’ont aidé à être plus en contact avecson corps au point de se sentir complet et en contact avec son essence. Il était alors capable d’entamer une relation aimante et engagée.

Il a travaillé à travers les visions limitées de “l’identité du petit garçon” en demande d’amour qui tend à trop aimer, trop vouloir plaire et trop s’adapter.
Il a commencé à être ouvert et réceptif vis à vis de soi et des autres.

Voici un commentaire qu’il a fait après un séminaire de Percée:
“Pour la première fois dans ma vie, j’écoute de la musique…
Je sens des vibrations et des sons qui résonnent avec toutes les cellules de mon corps.
Je suis tellement réceptif que je sens que je suis le son, l’énergie et le mouvement moi-même.
Je le sens … je sens mon corps. Et je suis sûr de ne pas savoir...je ne sais pas.
Je comprends la raison de mon épuisement et de mes maux de tête permanents.
Je savais trop, je contrôlais trops, je voulais trop.
Maintenant, je suis beaucoup plus en contact aves les besoins de mon corps.”

Joop a fait de l’Autoquestionnement une partie de sa vie.


When you ignore your true nature, you act as a beggar…
Who ignores that a chest full of gold is buried under his hut.